Comprendre Medjugorje : Regard historique et théologique

Introduction

Daria Klanac, Comprendre Medjugorje : Regard historique et théologique, avec la collaboration du théologien Arnaud Dumouch, Informativni centar Mir, Medjugorje, en coédition avec les Éditions Sakramento, Paris, 2012, 2e éd. (1re éd. 2008, ISBN 978-2-915380-19-4 & 978-9958-36017-6), introduction, pages 9 à 11.
 

 

[p. 9] 

 

Introduction

 

L’intervention de Dieu au travers des manifestations surnaturelles de Marie est connue dans l’histoire de la chrétienté. Elle ne contredit pas la Révélation du Christ, car elle n’apporte rien de nouveau à la Révélation dans son contenu. C’est le rehaussement de l’Espérance offerte à l’humanité blessée, en quête de sens et à la recherche des relations plus harmonieuses avec Dieu que Marie vivait à la perfection. Le discernement s’impose. Les approches peuvent être différentes.

Les apparitions à Medjugorje ont commencé en juin 1981, sous le régime communiste, et continuent, aujourd’hui, dans un État durement éprouvé par la guerre. Ce fut une grande surprise pour ce pays multiethnique, fragilisé par les conflits internes entre différentes composantes nationales.

Au plan canonique, ces apparitions ne sont toujours pas reconnues par l’Église locale. Malgré tout, ce lieu est devenu un événement religieux et social mondialement connu et une oasis de paix pour nombre de personnes qui cherchent la Paix du Christ. Des millions de personnes ont répondu à un appel qu’on ne peut ignorer, qu’on ne peut plus aborder à la légère, car il se passe à l’intérieur de l’Église vivante, au carrefour des mondes, des nations et des religions.

L’interprétation de ces événements est parfois défigurée, exagérée ou unilatérale. Les rumeurs étouffent la vérité. Les avocats du diable de toute provenance se dressent contre les personnes qui affirment avoir reçu des grâces. L’attitude [p. 10]contraire, dans le respect, pourrait cependant aider à chercher la vérité, à demeurer objectif, à maintenir un bon jugement capable de discerner le vrai du faux, le bon du mauvais, le divin de l’humain. Toute forme de mépris, de haine, d’agressivité est contraire à la foi, à la vérité et à la charité.

Les résultats de nombreux tests de toutes catégories et disciplines auxquels ont été soumis les voyants de Medjugorje ont amené les experts à conclure à un diagnostic de bonne santé physique et mentale des enfants: il ne peut s’agir de manipulation, de causes purement humaines ou d’influences diaboliques.

Il serait temps d’ouvrir un débat sérieux et ne pas soumettre les événements de Medjugorje à des conclusions hâtives. Il serait temps que tout discours – pseudo scientifique, politique, social ou religieux – sur ce dossier finisse par laisser la place à un examen éclairé et responsable.

Toute tentative de balkaniser Medjugorje par des écrits suspicieux doit être rejetée. Elle provient d’un discours non compatible avec son message de Paix. Le manque de connaissance, d’objectivité et de liberté d’esprit fait bifurquer bien des recherches dans le mensonge, l’obscurité et la confusion. La vérité, claire, simple, jaillissante, pacifiante, libératrice, coule de l’authenticité. C’est elle que j’ai découverte à la source des interrogatoires des premiers jours des apparitions, interrogatoires que j’ai pris le temps d’écouter en croate, de transcrire, de traduire en français et de publier: Aux Sources de Medjugorje, Éditions Sciences et Culture, Montréal, 1998 et Medjugorje : réponses aux objections, Le Sarment, Paris, 2001.

Dans le présent livre, j’ai voulu laisser la place au discernement ; à une réflexion plus sérieuse de tous les aspects de cet événement d’apparition qui a marqué notre temps. Je me suis adressée à Arnaud Dumouch[1], un professeur de la foi catholique [p. 11]capable de faire la part des choses. Il est l’auteur de deux livres[2] qui, dans un langage compréhensible pour tous, nous dévoile les vérités profondes de la théologie de l’Espérance.

La partie centrale de ce volume est donc consacrée à la série d’entretiens que j’ai eus avec Arnaud Dumouch. Nous avons échangé sur les questions et les objections principales qui se posent le plus souvent au sujet du phénomène de Medjugorje. Par sa façon rigoureuse de voir et d’expliquer la matière, il nous aide à mieux comprendre les apparitions en général, ainsi que la mission de Marie pour notre temps.

Grand merci à ce théologien de la nouvelle génération pour ses profondes connaissances de la théologie de l’Espérance, son objectivité, son ouverture d’esprit, son humilité.

J’exprime mon profond respect envers l’Église qui saura juger l’arbre à ses fruits. Elle ne m’interdit pas de témoigner. Bien au contraire, elle m’y invite. Humblement, je mets mon témoignage au service du bien pour la plus grande Gloire de Dieu.

Je vous invite à ne pas « passer à côté »[3], mais à vous arrêter: rien qu’un instant.

 

1. Voir biographie en Annexe VI, p. 259. [↩]

2. L’Heure de la mort, éditions Docteur angélique 2006 — La fin du monde, éditions Docteur angélique, 2007. [↩]

3. Hans Urs von Balthasar: « Le seul danger pour Medjugorje, c’est de passer à côté. » [↩]

 

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