Comprendre Medjugorje : Regard historique et théologique — Chapitre V

Le père Jozo Zovko interroge Mirjana Dragićević dans l’après-midi du 27 juin 1981 (extrait)

Daria Klanac, Comprendre Medjugorje : Regard historique et théologique, avec la collaboration du théologien Arnaud Dumouch, Informativni centar Mir, Medjugorje, en coédition avec les Éditions Sakramento, Paris, 2012, 2e éd. (1re éd. 2008, ISBN 978-2-915380-19-4 & 978-9958-36017-6), chapitre v, pages 104 à 117.

Pages liées

Les interrogatoires des premiers jours
Medjugorje : une réplique de Lourdes
 

 

 

 

 

[p. 104]

 
Le père Jozo Zovko interroge Mirjana Dragićević dans l’après-midi du 27 juin 1981 (extrait)
 

[durée : 16 minutes]

 

Original croate

Transcription de Daria Klanac
révisée et corrigée en mai 2012.

Traduction française
du père Ivo Sivrić

Publiée en 1988 dans le livre La Face cachée de Medjugorje, Éditions Psilog, Saint-François-du-Lac.

Traduction française
de Daria Klanac

Traduction révisée et corrigée en mai 2012.

 

Les passages surlignés indiquent une différence entre les deux traductions françaises (voir la présentation des interrogatoires).
On constatera aussi une quantité importante de passages manquants dans la traduction du père Sivrić.

 

Razgovor između fra Joze Zovko i Mirjane Dragićević 27.6.81. poslije podne.

L’entretien suivant a été réalisé par le père Jozo Zovko, ofm, avec Mirjana Dragićević et enregistré au presbytère de la paroisse Saint-Jacques-de-Medjugorje, l’après-midi du 27 juin 1981.
Remarque d’Ivo Sivrić : Au sujet de cet enregistrement, je voudrais faire remarquer que la cassette n’est pas très claire à l’endroit précis où, tout à coup, le père Jozo Zovko et Mirjana découvrent qu’il y a un lien de parenté ou plutôt d’amitié entre leurs familles respectives.

Dans l’après-midi du 27 juin 1981, le père Jozo Zovko interroge Mirjana Dragićević (16 ans).

 

Fra Jozo : Znam. Niko. Nisam ga vidio. Prijatelj mi. Joj strašna si ! A što je tebi Niko ?

Père Zovko : Quel est ton lien de parenté avec Niko ?

Père Jozo : Je connais Niko. Je ne l’ai pas vu. C’est mon ami. Tu es terrible, toi ! Quelle est ta parenté avec Niko ?

[p. 105]

Mirjana : Rođeni tatin brat.

Mirjana : C’est mon oncle, le frère de mon père.
Remarque d’Ivo Sivrić : Le père Zovko est surpris.

Mirjana : C’est le frère de mon père.

 

Fra Jozo : Molim te ! A gdje ti imaš tatu ? U Sarajevu, kažeš ?

Père Zovko : Où est ton père ? Est-il à Sarajevo ?

Père Jozo : S’il te plaît ! Et où est ton père ? À Sarajevo, dis-tu ?

 

Mirjana : Jest.

Mirjana : Oui.

Mirjana : Oui.

 

Fra Jozo : A što radi ?

Père Zovko : Quel genre d’emploi a-t-il ?

Père Jozo : Qu’est-ce qu’il fait ?

 

Mirjana : On je rendgenski tehničar.

Mirjana : Il vit à Sarajevo et il est technicien en rayons-x.

Mirjana : Il est technicien en radiologie.

 

Fra Jozo : Jozo mu je ime. Je li dobar ? Ide li u crkvu ? Ideš li ti u crkvu ?

Père Zovko : Est-ce qu’il est bon ? Va-t-il à l’église ? En passant, est-ce que toi tu vas à l’église ?

Père Jozo : Et son nom est Jozo. Est-il bon ? Va-t-il à l’église ? Vas-tu à l’église ?

 

Mirjana : Idem, jest.

Mirjana : Il y va.

Mirjana : Oui, j’y vais.

[p. 106]

Fra Jozo : A gdje ? U koju crkvu ?

Père Zovko : À quelle église ?

Père Jozo : Mais où ? À quelle église ?

 

Mirjana : [Mirjana mu kaže u koju crkvu ide.]

— ?… (incompréhensible).
Remarque d’Ivo Sivrić : Quand il est impossible d’identifier la personne qui parle et de comprendre son intervention, nous l’indiquons de cette façon.

Mirjana : [Elle dit le nom de l’église qu’elle fréquente.]

 

Fra Jozo : Aha ! Znam. U Novom Sarajevu. Ma molim te. A kaži mi ovo, Mirjana, u koju školu ideš ?

Père Zovko : Je sais, je sais. C’est dans le Nouveau Sarajevo. Mirjana, dis-moi ceci : quelle école fréquentes-tu ?

Père Jozo : Ah oui ! Je sais, c’est dans le Nouveau Sarajevo. Je t’en prie, Mirjana, dis-moi, à quelle école vas-tu ?

 

Mirjana : U gimnaziju.

Mirjana : Je vais au lycée.

Mirjana : Au lycée.

 

Fra Jozo : U koji razred ?

Père Zovko : En quelle année es-tu ?

Père Jozo : En quelle année ?

 

Mirjana : Završila sam drugi.

Mirjana : J’ai terminé la seconde.

Mirjana : J’ai terminé la 2e année du secondaire.

 

Fra Jozo : Kako si prošla u školi ?

Père Zovko : Comment as-tu réussi ?

Père Jozo : Comment as-tu réussi ton année scolaire ?

 

Mirjana : Dobro.

Mirjana : Bien.

Mirjana : Bien.

[p. 107]

Fra Jozo : Ima li u Sarajevu, stvarno, mladića i djevojaka kao što si ti recimo, da mole Boga ?

INTERRUPTION DE L’ENREGISTREMENT

Père Jozo : À Sarajevo, y a-t-il vraiment des jeunes gens et des jeunes filles comme toi qui prient Dieu ?

 

Mirjana : Vrlo malo.

 

Mirjana : Très peu.

 

Fra Jozo : Malo.

 

Père Jozo : Peu.

 

Mirjana : Imam jednu drugaricu, ne ide redovno u crkvu. Većinom mora da uči ili tako nešto.

 

Mirjana : J’ai une camarade qui ne va pas régulièrement à l’église. La plupart du temps, elle doit étudier ou quelque chose comme ça.

 

Fra Jozo : A kaži mi ovo. Jesi li ti, jesi li redovno svaku večer molila ? Pravo mi onako reci.

 

Père Jozo : Dis-moi : est-ce que toi, tu pries régulièrement tous les soirs ? Dis-moi franchement.

 

Mirjana : Je. Svako veče.

 

Mirjana : Oui, tous les soirs.

 

Fra Jozo : Što moliš ? Čitaš kakvu knjigu svetu ?

Père Zovko : Est-ce que tu lis quelque livre en ce moment ?

Père Jozo : Quelles prières fais-tu ? Lis-tu des livres saints ?

 

Mirjana : Čitala sam. Ima ono o Lurdu sam čitala baš sutradan kad smo mi to pričale, pa me je strašno interesiralo kako je bilo toj djevojčici.

Mirjana : J’en ai lu un, c’est au sujet de Lourdes, le jour après qu’ils m’ont parlé… de ce qui est arrivé à cette petite fille.
Remarque d’Ivo Sivrić : Ces personnes que Mirjana désigne par « ils », j’ignore qui elles sont. Ce n’est pas très clair. Par ailleurs, il paraît évident qu’elle se réfère à Bernadette de Lourdes.

Mirjana : J’en ai lu. Il y a celui sur Lourdes que j’ai lu précisément le lendemain [de l’apparition], lorsque nous avons raconté tout ça. J’étais fortement intéressée par ce qui était arrivé à cette petite fille [Bernadette].

[p. 108]

Fra Jozo : Kada je to bilo, ove godine ?

Père Zovko : Quand cela [la lecture du livre] est-il arrivé, cette année ?

Père Jozo : Quand était-ce, cette année ?

 

Mirjana : Sad kad smo došle amo. Pričale smo, ako se to stvarno dogodilo.

Mirjana : Ces jours-ci, après mon arrivée ici, ils nous [en] ont parlé.
Remarque d’Ivo Sivrić : Mirjana est revenue de Sarajevo après l’année scolaire qui se termine aux environs du 6 juin. Je n’ai aucune idée de l’identité de ces personnes que Mirjana désigne par « ils ». D’après le contexte et la façon dont Mirjana s’est exprimée, il nous apparaît fort probable que Mirjana a lu le livre en question avant le 24 juin 1981.

Mirjana : Maintenant depuis que nous sommes arrivés ici. Nous nous sommes demandé si vraiment cela s’est produit.

 

Fra Jozo : Pa ko ti je dao knjigu ?

Père Zovko : Qui t’a donné le livre ?

Père Jozo : Mais qui t’a donné ce livre ?

[p. 109]

Mirjana : To mi je dala znate možda, Kovilja ?

Mirjana : Connaissez-vous peut-être Kovilja ?

Mirjana : Peut-être connaissez-vous Kovilja ? C’est elle qui me l’a donné.

 

Fra Jozo : A Kovilja, male ove od Anđelke…

Père Zovko : Kovilja ? Elle est la… d’Anđelika…

Père Jozo : Ah, Kovilja [la mère] de cette petite Anđelka…

 

Mirjana : Jeste. Od Kate i Anđe mama. Jeste. Oni su mi dali. Vlatka mi je dala, sestra njihova. I čitala sam Da li je Biblija zaista Riječ Božja ?. Bibliju volim čitat. Onu pravu, kod moje kume.

— ?… (incompréhensible).
Mirjana : J’ai lu le livre intitulé : « La Sainte Bible est-elle vraiment la parole de Dieu ? » J’aime lire la Sainte Bible.

Mirjana : C’est ça. La maman de Kata et d’Anđelka. Ce sont elles qui me l’ont donné. Vlatka, leur sœur, me l’a remis. J’ai lu aussi La Bible est-elle vraiment la parole de Dieu ?. J’aime lire la Bible, la vraie, chez ma marraine.

 

Fra Jozo : I dakle, prije ukazanja si ti čitala tu knjigu, jelde ?

INTERRUPTION DE L’ENREGISTREMENT

Père Jozo : Ainsi donc, avant l’apparition, tu as lu ce livre [sur Lourdes], n’est-ce pas ?

[p. 110]

Mirjana : Jest. [Bibliju]

 

Mirjana : Oui. [la Bible]

 

Fra Jozo : Pa je li se išta pogodila ta slika Marijina iz knjige i tamo ?

 

Père Jozo : Et puis, est-ce que cette image de Marie dans ce livre concorde avec celle que vous voyez ?

 

Mirjana : Nije, ja sam tu knjigu čak čitala onaj, kad se to meni već ukazalo. Pokazali su nam onda kako je toj djevojčici isto bilo.

 

Mirjana : Non, j’ai lu ce livre-là après avoir eu l’apparition. On nous a montré alors [dans ce livre] qu’il est arrivé la même chose à cette petite fille.

 

Fra Jozo : I sad čitaš knjigu ? Jesi li je pročitala ?

 

Père Jozo : Lis-tu toujours ce livre ? As-tu fini de le lire ?

 

Mirjana : Nisam još. Uzela je Draga od Marinka. Ona mora da pokaže to njima na poslu kako je to istina da je već bilo jednom.

 

Mirjana : Non, pas encore. C’est Draga, [la femme] de Marinko, qui l’a pris. Elle doit le montrer au travail que c’est vrai, que cela avait déjà lieu une fois.

 

Fra Jozo : Aha, baš Marinkovica je stradala… su joj ruke i noge.

 

Père Jozo : Ah, justement cette femme de Marinko vient d’avoir un accident. Ses mains et ses pieds sont…

[p. 111]

Mirjana : Čula sam za to.

 

Mirjana : J’en ai entendu parler.

 

Fra Jozo : U Mostaru je. A kaži mi, progone li te zbog tog u školi i tako, što ideš u crkvu ?

 

Père Jozo : Elle est à Mostar. Dis-moi, est-ce qu’on te persécute à l’école parce que tu vas à l’église ?

 

Mirjana : Podsmjehuju se većinom : « Zaostalo dijete ». Znate kako je u Sarajevu, nas katolika ima svega mislim četvero ili petero u razredu i od njih niko ne vjeruje. Što ih ima ne pokazuju da vjeruju.Većinom pitaju : « Vjeruješ li ti u Boga, vjeruješ li ti ? » A onda kažu : « Ništa, ja ne znam ako vjeruješ. » A tamo iza leđa : « Ona budala vjeruje. »

 

Mirjana : La plupart du temps, on se moque : « Enfant arriérée ». Vous savez comment c’est à Sarajevo. Nous, les catholiques, il n’y en a en tout, je pense, que quatre ou cinq par classe. Et personne d’entre eux ne croit, ou bien ceux qui croient ne le montrent pas. Souvent, ils te demandent : « Crois-tu en Dieu, crois-tu ? » Ensuite ils disent : « Rien, alors je ne suis pas au courant que tu crois. » Mais derrière le dos ils vont dire : « Cette imbécile, elle croit. »

 

Fra Jozo : Ajde, reci mi ovo, ajde ispričaj stvarno : Kako si ti to doživjela ? Recimo, prvo veče : Ti si prva, najprva vidjela u selu ?

Père Zovko : Dis-moi : comment as-tu vécu le premier soir ? N’étais-tu pas la première personne à la voir ?

Père Jozo : Vas, dis-moi : vas, raconte. Comment as-tu vécu tout cela réellement, voyons, le premier soir ? Tu étais la première, la toute première à voir au village ?

[p. 112]

Mirjana : Ne, ona u crnini, nas dvije išle i ona je vidjela. Ja najprvo nisam vjerovala. Ja sam rekla : « Ma jeste Gospa ! » Onda smo se vratile. Kad sam se ponovo vratila nekako… vidila sam, onda sam se uvjerila. Uzbuđenje nekako, mislim : Zar je moguće da ja baš to vidim to. Pa sam gledala lančić : « Je l’ ovo Gospa ? Ja ću je vidjet, znači. » Ne znam sve nekako drago, stvarno…

Mirjana : Non. Deux d’entre nous sommes allées là-haut lorsqu’elle [Ivanka] l’a vue. Je ne la croyais pas. Plus tard, nous y sommes retournées.
D’une certaine façon, je l’ai vue puis j’en ai été convaincue, et puis cela m’a excitée. Est-ce que c’est possible que je voie cela ? Cela me causait en quelque sorte un très grand plaisir.

Mirjana : Non, celle en noir, nous deux, nous marchions, et c’est elle [Ivanka] qui a vu la première. D’abord je n’ai pas cru. J’ai dit : « Mais quelle Vierge !? » Alors nous sommes revenues. Lorsque je suis revenue, comme ça… je l’ai vue et alors j’en ai été convaincue, émue d’une certaine façon. Est-ce possible que je la voie moi-même ? J’ai regardé ma chaîne [médaillon]. Est-ce Gospa ? Je vais donc la voir ? Je ne sais pas, en quelque sorte, cela m’a fait réellement plaisir…

 

Fra Jozo : Opiši malo, molim te, taj susret. Molim te sve onako tvoj doživljaj u duši i ono što si vidjela.

Père Zovko : Dis-moi : qu’est-ce que tu as vu ?

Père Jozo : Décris-moi s’il te plaît cette rencontre. S’il te plaît, tout ce que tu as vécu dans ton âme et ce que tu as vu.

[p. 113]

Mirjana : Vidjela sam je u brdu, ovako, drži kao dijete neko i prekri ga. A imala je ovako maramu, i ovako je zabaci. Nije da sam se od straha naježila, nego nekako dragost neka. Sve se ono ježim, stvarno. Da ispričaš šta sam vidjela i svakome ono sve… Mislim… strašno… sve mi podaje sreću, dragost.

Mirjana : Je l’ai vue dans cette direction sur la colline. Elle tenait comme un enfant qu’elle couvrait. Puis elle avait un fichu sur la tête et elle le rejeta vers l’arrière. J’en ai eu la chair de poule non pas par peur mais plutôt par une sorte de plaisir.

Mirjana : Je l’ai aperçue à la colline, elle tenait comme un enfant qu’elle couvrait. Il y avait comme un châle qu’elle rejetait comme ceci. J’ai eu la chair de poule, pas de peur, mais d’une sensation de joie. Je frémissais, je racontais à chacun tout ce que j’avais vu… cela me comblait tellement de bonheur et de joie.

 

Fra Jozo : Opiši malo kako je izgledala ?

Père Zovko : S’il-te-plaît, décris-la-moi un peu. De quoi avait-elle l’air ?

Père Jozo : Décris un peu, de quoi avait-elle l’air ?

[p. 114]

Mirjana : Taj prvi dan nismo išle gore u brdo pa nismo vidjele baš ono pojedinosti. Ali imala je sivu haljinu, široku na sebi i taj kao bjelkast šal ovako. I ništa drugo nisam vidjela nego dijete ovako.

Mirjana : Le premier jour, nous n’étions pas sur la colline et nous n’étions pas capables de voir les détails, mais elle avait une longue robe grise et aussi un voile qui tirait sur le blanc. Nous n’avons rien vu d’autre, excepté l’enfant.

Mirjana : Le premier jour, nous ne sommes pas allées en haut, à la colline, et nous n’avons pas vu les détails précis. Mais elle portait une large robe grise et un voile plutôt blanc, comme ça. Et je n’ai vu rien d’autre que l’enfant, comme ceci.

 

Fra Jozo : Je l’vam prvi dan išta govorila ?

Père Zovko : Est-ce qu’elle vous a dit quoi que ce soit le premier jour ?

Père Jozo : Est-ce qu’elle vous a dit quelque chose le premier jour ?

 

Mirjana : I isto, imala je krunu. Ovako je svjetlila kako je ono klimala glavom. Prvi dan ništa, ništa nam nije govorila. Mi smo se vratili kući i ispričali.

Mirjana : Nous étions en train de dire le chapelet. Et…
— ?… (incompréhensible).
Mirjana : … et elle bougeait la tête. Le premier jour, nous n’avons rien entendu. Elle ne nous a rien dit. Nous sommes retournés à la maison et nous avons raconté cela aux gens.

Mirjana : Aussi, elle avait la couronne qui brillait lorsqu’elle bougeait la tête. Le premier jour, rien. Elle ne nous a rien dit. Nous sommes retournés à la maison et nous avons raconté.

 

Fra Jozo : Je l’te bilo strah spavat ?

Père Zovko : Avais-tu peur de dormir ?

Père Jozo : Avais-tu peur de dormir ?

[p. 115]

Mirjana : Ništa.

Mirjana : Pas du tout !

Mirjana : Rien.

 

Fra Jozo : Ozbiljno ! Jesi mogla pobožno molit ?

Père Zovko : As-tu prié davantage ?

Père Jozo : Vraiment ! Pouvais-tu prier pieusement ?

 

Mirjana : Mi se svaku večer molimo.

Mirjana : Nous prions chaque soir.

Mirjana : Nous prions tous les soirs.

 

Fra Jozo : Znam, ali nakon tog ukazanja, jesi li mogla žarće molit Boga ?

Père Zovko : As-tu prié Dieu avec plus de ferveur après cette apparition ?

Père Jozo : Je comprends, mais après cette apparition, pouvais-tu prier Dieu avec plus de ferveur ?

 

Mirjana : Jesam. Čvršće, nekako. Ne znam, ja sam je vidjela pa, znaš, molitva je nekako drugačija. Dozivali su nas : « Evo Gospa ! ». Nama govorili kad idemo kroz selo : « Haj, evo Gospa ! » A sad nam se niko ne ruga.

Mirjana : Oui, en quelque sorte d’une manière plus engagée.

Mirjana : Oui, avec plus de ferveur d’une certaine façon. Je l’ai vue, puis, tu sais, la prière, d’une certaine manière, est différente. Ils nous criaient : « Voici la Vierge ! » Ils nous disaient, quand on traversait le village : « Salut ! Voici la Vierge ! » Mais maintenant, plus personne ne se moque de nous.

 

Fra Jozo : Što si još ? Kako je bilo drugi dan ?

Père Zovko : Comment était-ce le deuxième jour ?

Père Jozo : Quoi encore ? Comment ça s’est passé le deuxième jour ?

[p. 116]

Mirjana : Drugi dan smo ja, Ivica i Vida išle. Ugledale smo je u brdu isto, na istom mjestu. Vida otišla je po selu da zovne da vide. Ona je raširila ruke prema meni i Ivici. Jedna žena je to vidjela kako je raširila ruke. Kaže : « Trčite kad vas zove ! » Mi smo se za pet minuta gore uspeli i došli kod nje. Stvarno…

Mirjana : Le deuxième jour, Vicka et moi sommes allées. Nous avons fait le guet ensemble au même endroit. Vicka y est allée.
— ?… (incompréhensible).
Mirjana : Elle [Vicka] a ouvert ses bras vers moi et Ivanka. Et une des femmes nous a dit comment elle ouvrait ses bras et nous a dit : « Courez, elle vous appelle ! » Puis nous avons grimpé là-haut en cinq minutes et nous sommes arrivées près d’elle.

Mirjana : Le deuxième jour, nous y sommes allées : Ivanka, Vicka et moi. Nous l’avons aperçue sur la colline, au même endroit. Vicka est retournée au village pour appeler [les autres] afin qu’ils voient. Elle [Gospa] a ouvert les bras vers moi et Ivanka. Une femme a vu comment elle a ouvert les bras. « Courez, elle vous appelle ! », dit-elle. Nous sommes montées en cinq minutes en haut et nous sommes arrivées devant elle. Vraiment…

 

 

 

 

[p. 117]

Cet extrait montre montre bien que Mirjana n’a pas lu le livre sur Lourdes avant les apparitions. Pour lire l’intégralité de cet interrogatoire, voir Aux Sources de Medjugorje, pages 82 à 89.

 

 

Documents  |  Livres  |  Index thématique  |  Liens externes  |  Contact